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Capitale d'un Etat Moderne, Rabat
est le symbole de la pérennité du Maroc. Enlacée dans ses kilomètres
d'enceintes couleur d'ambre, enrubannée de tous ses micocouliers, elle
confond dans une même élégance son coeur historique et sa cité actuelle.
La capitale du Royaume, surplombant l'Océan Atlantique, plonge ses racines
dans l'Histoire millénaire de la cité tant de fois objet de convoitises
de la part des conquérants en quête de replis stratégiques Yacoub El
Mansour, l'Almohades y planta ses tentes au XII ème siècle, avant que
les Mérinides, à leur tour, y apposent leur marque en dressant sur l'antique
cité romaine de Sala, la nécropole de Chellah. Au coeur de la ville,
se dresse la Tour Hassan, dernier vestige d'une mosquée inachevée. Derrière
les colonnes de marbre, le Mausolée Mohammed V impose le respect et
le recueillement.
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Construite
en bordure de l'estuaire du Bou Regreg, Rabat offre nombre de promenades
fleuries aux abords de l'Océan Atlantique. Les nombreux édifices qu'elle
renferme sont autant de témoignages qui en disent long sur son authenticité
et Rabat arbore fièrement ses atours dans le gotha des cités impériales.
Dans le dédale de ses ruelles, à la Kasbah des Oudaïas, l'art islamique
côtoie les grandes réalisations modernes. Il en résulte une mosaïque
chatoyante qui égaie le regard des nombreux passants et satisfait leurs
moindres exigences.En
face, de l'autre côté de l'Oued, la superbe médina blanche de Salé (Sala
AI Jadida) renferme des trésors d'artisanat. Les jardins de Rabat-Salé,
plantés d'espèces du monde entier, laissent admirer un dédale de sentiers
coupés de ponts suspendus et de passerelles dans un décor exotique.
Reliée à Rabat par un pont, Salé a conservé le caractère des petites
villes d'Islam avec ses souks ombragés, ses places ensoleillées et ses
rues tranquilles, mais ses nouveaux quartiers constituent une métropole
économique de tout premier plan. . |
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Rabat, dont les différents quartiers
opposent les styles européen et traditionnel, possède un intéressant patrimoine
architectural, à commencer par les portes de l’enceinte de la casbah des
Oudaïa et le minaret de la mosquée Hassan (XIIe siècle), qui s’élève à
55 m, un des rares vestiges de cet édifice inachevé. La ville, qui abrite
plusieurs musées (archéologie, artisanat), est le siège de l’université
Mohammed V (1957) et de plusieurs instituts culturels et d’enseignement.
Fondée au XIIe siècle, Rabat fut à l’origine un poste militaire (ribat
en arabe) d’où partaient des expéditions armées vers l’Andalousie. L’essor
de la ville remonte à 1912, lorsque Lyautey la choisit comme capitale
du protectorat français au Maroc. Le pays acquit son indépendance en 1956,
et Rabat resta sa capitale. |
Laissez votre imagination vagabonder
devant l’immense esplanade où s’élève la tour Hassan. Elle mesure 44
m, mais songez qu’elle devait culminer à 80 m. Elle est à l’image du
rêve de Yacoub el-Mansour, grandiose mais inachevé. Deux cents colonnes
délimitent ce qui aurait dû être la plus grande mosquée du monde musulman
à l’image de l’empire almohade qui, au XIIème siècle, s’étendait jusqu’à
la Tunisie et l’Espagne mauresque. Tout près de la tour Hassan, mais
à des siècles d’écart, voici le mausolée Mohamed V dont la construction
débuta en 1962. Ce souverain mena le Maroc à l’indépendance et le Maroc
lui éleva un monument digne de sa reconnaissance. Pas moins de 400 artisans
accomplirent cette œuvre somptueuse (la visite du mausolée Mohamed V
est ouverte à tous).
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A visiter :
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La
Tour Hassan : La mosquée fût construite à la fin du XIIe siècle par
le sultan Yaqoub el Mansour (1184-1199). Il voulu construire la plus grande
mosquée, mais ce projet fût interrompu par sa mort en 1199 et la mosquée
reste inachevée et sera ravagée par le tremblement de terre de 1755. Les
vestiges de la mosquée: son minaret, quelques colonnes et pans de murs
ont grande allure et laissent deviner l'ampleur du monument initial. Le
minaret, quadrangulaire, élevé au milieu des débris des quatre cents colonnes,
se dresse à plus de 44m en hauteur. Les murs d'un demi mètre d'épaisseur,
en formant une rampe en pente douce montant en vrille autour de six pièces
centrales superposées. Son décor est sobre et varié: entrelacs larges
et simples. |
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Tout
près de la tour Hassan, mais à des siècles d'écart, voici le mausolée
Mohamed V dont la construction débuta en 1962. Ce souverain mena le
Maroc à l'indépendance et le Maroc lui éleva un monument digne de sa reconnaissance.
Pas moins de 400 artisans accomplirent cette oeuvre somptueuse. A l'extérieur,
un magnifique pavillon de marbre blanc couronné de tuiles vertes. A l'intérieur,
une salle merveilleusement ouvragée avec, au centre, la pierre tombale
en onyx blanc reposant sur un bloc de granit aussi poli qu'un miroir (la
visite du mausolée Mohamed V est ouverte à tous). |
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De
l'avenue Hassan II à la kasbah des Oudaïas - L'avenue Hassan II longe
le " mur des Andalous ", élevé au 17e s., qui sépare la médina de la ville
nouvelle. Prendre, à droite du marché couvert, l'avenue Mohammed V qui
pénètre dans la médina tourner aussitôt à droite. |
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Rue
Souika - Artère principale de la médina, bordée de cafés maures et
de boutiques d'alimentation, elle est toujours très animée. Elle mène
à la Grande Mosquée dont on aperçoit le minaret au fond à droite de la
rue : ce sanctuaire a été reconstruit à la fin du 19e s. Une partie de
la rue est couverte de roseaux : c'est le souk es Sebat où dominent marchands
de babouches et maroquiniers. Tourner à gauche. |
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La
rue des Consuls et ses abords - Cette rue, ainsi dénommée parce que
les diplomates y résidèrent jusqu'en 1912, constitue le centre du commerce
local. Là sont offerts à la curiosité et à la convoitise des passants
les tapis de Rabat, les tentures de Salé. les cuivres martelés et ajourés,
les cuirs repoussés, les broderies de soie. On remarquera, à droite, l'impasse
du Consulat-de-France le père Chénier, représentant du roi de France au
Maroc, y vécut de 1768 à 1782, au n°62. Les boutiques de la rue des Consuls
masquent un quartier bien différent. Pour s'en faire une idée il suffit
de passer à gauche, entre les n° 32 et 30. dans une ruelle qui s'amorce
sous une maison : à deux pas de l'agitation et du bruit voici le calme
et le silence d'une vieille cité bourgeoise. Le visiteur pourra faire
quelques pas dans d'étroites venelles encadrées de hauts murs d'une éblouissante
blancheur par le bleu outremer de quelque volet. Il appréciera les portes
de pierre taillée ou sculptée de maintes demeures, souvent le seul ornement
de la façade : leurs arcs en plein cintre ou surbaissés retombent sur
des pilastres, la plupart du temps montés d'un faux linteau reposant sur
des colonnettes. Un placage de stuc y ajoute une note mauresque, mais
l'esprit de la Renaissance apparaît dans ces portes, oeuvres de musulmans
venus d'Espagne au 17e s.Revenir à la rue des Consuls. Celle-ci aboutit
à une vaste place où récemment encore se tenait le souk el Ghezel, le
marché de la laine mais aux beaux temps de la " course " on y vendait
aussi des esclaves - et parmi eux nombre de chrétiens. |

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Kasbah
des Oudaïas - Cette citadelle est ainsi appelée parce qu'un contingent
de la tribu des Oudaïas y fut installé par les sultans alaouites pour
y tenir garnison et surveiller la ville. Mais sa création remonte au 10e
s. Longeant la muraille crénelée, monter jusqu 'à la grande porte monumentale. Porte des Oudaïas - Bâtie à la fin du 12e s. par Yacoub el-Mansour
sur le plus haut lieu de Rabat, c'est un bel exemple de l'habileté des
architectes almohades à faire d'un ouvrage défensif une authentique oeuvre
d'art. Massive mais de proportions harmonieuses, entièrement taillée dans
une belle pierre rousse, c'est une véritable forteresse comportant une
enfilade de 3 salles pouvant loger une petite garnison. L'entrée est protégée
par deux robustes saillants dont la seule décoration est faite de l'alternance
d'assises épaisses et minces de la pierre. Entre eux s'ouvre deux arcs
concentriques en fer à cheval outrepassés et brisés; le plus grand s'orne
de lobes pointus entourés d'entrelacs façonnés en relief profond. Aux
écoinçons s'épanouissent deux grandes palmettes. Une inscription en caractères
coufiques court le long du bandeau et retombe de part et d'autre des arcs.
Une large frise c'arcatures aveugles couronne le tout, prolongée par deux
consoles en saillie que supportent des colonnettes. La porte est en chicane
pour rendre plus difficiles les assauts. À l'intérieur, des expositions
temporaires sont organisées dans la galerie Bab el Kebir. Tourner à droite
pour pénétrer dans la kasbah. En jetant un coup d'oeil en arrière on appréciera
l'autre face de la porte. Sans atteindre la majesté de la première, elle
ne manque pas de caractère. L'absence de saillants, inutiles du côté intérieur,
donne plus d'espace et de liberté au décor sculpté. |
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Plate-forme
du sémaphore - Continuant droit devant soi, on emprunte la rue Jamaa
qui traverse la kasbah. Remarquez, à gauche, la plus vieille mosquée de
Rabat; fondée vers 1150 par les Almohades, elle a été reconstruite au
18e s. Franchissant une porte on atteint la plate-forme du sémaphore;
belle vue sur l'embouchure du Bou Regreg et sur le grand cimetière musulman
qui s'étale sur le versant de la colline entre la médina et la mer. Sur
la place, on aperçoit un atelier de confection tapis. Franchir
la porte des Oudaïas et redescendre vers la place Souk-el-Ghezel. A gauche,
entre 2 vieux canons, une porte s'ouvre dans la muraille sur une allée
qui conduit au musée. |

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Musée
des Oudaïas - On pénètre d'abord dans un édifice, à cour centrale,
dominé par une tour massive de quatre étages. Construit à la fin du 17e
s. sous le règne de Moulay lsmaïl, ce palais fut sans doute un pied-à-terre
pour le sultan ou la résidence du caid de la kasbah, avant d'être converti
en médersa. Le vaste patio s'orne d'une vasque de marbre blanc il est
cerné de sobres colonnes, jumelées à angles, qui supportent les arcs outrepassés
de la galerie. Dans l'ancien oratoire à droite de l'entrée on admire une
collection de tapis de dif férentes régions du Maroc ainsi que du mobilier.
De part et d'autre de la cour, dans des loggias surélevées, est exposée
une belle collection de céramiques de Fès céramique bleue et céramique
polychrome. Dans un réduit d'angle, broderies de Fès, Salé, Meknès. Dans
une grande salle, on a reconstitué l'intérieur d'une riche demeure divans
couverts de brocarts (Fès. 19e s.), lits de parade aux lourdes draperies
brodées, tapis anciens de Rabat. Un grande baie vitrée garnie de très
beaux fers forgés offre une agréable perspective du jardin des Oudaïas.
Dans le salon face à la grande salle, bijoux anciens de collection, en
or et on argent. Dans un bâtiment adossé au rempart Moulay Rachid, une
salle abrite des instruments de musique traditionnelle citadine et rurale.
Un autre bâtiment tout proche réunit dans une grande salle une intéressante
collection consacrée à la vie berbère. On y verra des armes, de somptueux
harnachements, des bijoux du Sud, ainsi que des mannequins costumés représentant
toutes les régions marocaines. |

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Le
jardin des Oudaïas est un des exemples de riad ou jardin clos qu'on
rencontre souvent au Maroc. Toujours clos de hauts murs (ici, aux Oudaïas,
une muraille crénelée, flanquée de tourelles, qui entoure le jardin et
le sépare du monde extérieur), le riad, dont la composition s'inscrit
dans un rectangle plus ou moins régulier est souvent doté, lorsqu'il ne
fait pas partie intégrante d'une demeure de bâtiments qui se font face
à deux de ses extrémités. Ces salles largement ouvertes avec galeries
ou ces pavillons on avant-corps sont alors reliés par plusieurs allées
rectilignes dallées, plus ou moins larges, se coupant à angle droit, des
vasques ou des jets d'eau marquant leurs points de rencontre. Il constitue
cependant le plus souvent le coeur de riches demeures ou de palais autour
duquel ces derniers s'articulent, se dotant de loggias, de balustrades
en fer forgé ou de fines galeries de bois, et d'un kiosque au dôme souvent
peint d'arabesques. Il offre au regard une profusion de fleurs et d'arbustes
- bananiers, citronniers, daturas, lauriers-roses, orangers-distribués
sans plan apparent dans des carrés qu'arrosent des séguias, et mêlant
parfois leurs branches aux masses sombres de cyprès qui encadrent une
fontaine centrale. Mais le charme particulier de ce type de jardin - que
l'on retrouve notamment à Fès, au palais de Dar Batha, à Meknès au palais
Jamaï, ou à Marrakech, où il agrémente les belles demeures de Dar Si Saïd
et du palais de la Bahia - c'est qu'il participe à l'ordonnance architecturale
de l'édifice pour lequel il a été conçu, et procure au visiteur une forte
impression de paix et de fraîcheur. |
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De
la kasbah des Oudaïas à l'avenue Hassan II - Le boulevard Al-Alou
longe le cimetière musulman de la kasbah. Aussitôt après une petite mosquée
formant l'angle, tournez à gauche dans la rue Sidi Fatah. Parmi les nombreux
sanctuaires qui bordent celle-ci, la mosquée Moulay el Mekki présente
un élégant minaret octogonal orné d'arcs à stalactites au-dessus des fenêtres
et une jolie porte surmontée d'un auvent de bois peint. La rue Sidi-Fatah
longe, à l'angle de la rue Souika, la mosquée Moulay Sliman (1812) et
ramène, par Bab al Bouiba, à l'avenue Hassan II. |

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Bab
er-Rouah Enchâssée dans la muraille almohade, cette porte - son nom
signifie " porte des Vents " car elle est fouettée par les vents marins
- est contemporaine de celle des Oudaïas. C'est un ouvrage défensif en
chicane. Deux énormes saillants donnent quelque rudesse à la façade de
pierre dont la sculpture offre pourtant une aimable composition : deux
grands arcs festonnés dessinent les lignes maîtresses; dans chaque écoinçon
une grande palmette s'épanouit dans une végétation d'entrelacs; une citation
ancienne se déroule sur le bandeau, tandis que deux colonnettes d'angle
ajoutent une note de fantaisie au monument. L'intérieur comporte plusieurs
salles dont deux à ciel ouvert la première est couverte d'une remarquable
coupole sur trompes, à cannelures rayonnantes. La galerie Bab Rouah installée
dans ces salles présente régulièrement des expositions d'artistes marocains
contemporains. Mohamed Chebaa, Hassan Glaoui, Labied Miloud, Mohamed Melehi et Farid
Belkahia, entre autres, y exposèrent leurs oeuvres à plusieurs
reprises. C'est ici que se tint en 1960 la première exposition collective
de peintres marocains, annonçant le foisonnement de la création picturale
de ces dernières années. Reprenant la voiture, traversez l'enceinte à
gauche de Bab er-Rouah. Suivez l'avenue Moulay-Hassan et, 200 m plus loin,
franchissez, à droite, la porte qui donne accès au méchouar, vaste enclos
où se dresse le palais du roi. Contournez le méchouar. |

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Palais
du Roi - Sur la droite s'ouvre l'entrée principale du palais, grande
porte monumentale de pierre jaune au toit de tuiles vernissées. L'actuel
Dar el Makhzen, édifié en 1864, sur l'emplacement d'un palais de la fin
du 18e s., a été considérablement agrandi jusqu'à ces dernières années.
Dans l'enceinte du palais se répartissent des cours et patios andalous
autour desquels se trouvent le Cabinet royal, le ministère de la Maison
Royale et du Protocole et les services du Premier ministre. Traverser
l'esplanade dallée. A gauche s'élève la mosquée Ahl Fas où le roi se rend
parfois en grand cortège. le vendredi de 12 h30 à 13 h. Quitter le méchouar
par une porte après laquelle on tourne à droite dans l'avenue Yacoub-el-Mansour.
Franchir Bab Zaers et suivre la petite route (partant, fort discrètement,
du rond-point) qui se dirige vers l'enceinte de Chellah. |
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Chellah - Aux portes de la ville, Chellah sommeille dans un isolement quasi rural.
"Le site le plus romantique du Maroc " a-t-on dit de fait, une forte impression
de mystère et de solitude plane sur ses murailles, ses ruines et ses tombes.
Ancienne ville romaine longtemps désertée, Chellah connut un nouveau destin
lorsque, au 13e s., les souverains mérinides choisirent ce lieu pour leur
dernier repos. La muraille rougeâtre de pisé, partiellement renforcée
de pierre et de brique, comporte des tours aménagées en chambres de tir.
Elle fut achevée en 1339 par le sultan Abou el Hassan afin de protéger
les tombeaux de ses ancêtres et les fondations pieuses de Chellah. |
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La
porte - Une belle porte en pierre de taille, élégante réussite de
l'art mérinide, donne accès à la cité des morts. Sa façade, richement
sculptée, est flanquée de deux tours hexagonales; le passage au plan carré
des bastions qui les couronnent se fait harmonieusement par des encorbellements
garnis de stalactites. Franchir la porte coudée. Un sentier coupé d'escaliers
descend vers un vallon silencieux où croissent en liberté roseaux et figuiers
de Barbarie, micocouliers, oliviers et bananiers; un charme émouvant se
dégage de la cité morte où une végétation vigoureuse envahit les ruines
peuplées de cigognes, où des cultes divers se sont succédé à travers les
âges, où traînent maintes légendes d'un passé fabuleux. Ne raconte-t-on
pas que Chellah fut jadis une cité merveilleuse où l'or et l'argent se
trouvaient en telle abondance qu'on allait jusqu'à en faire les chaînes
pour tenir en laisse les ânes et les chiens ? Et qu'aujourd'hui des génies
gardent encore des trésors enfouis dans la terre ? |

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La
nécropole - Se diriger d'abord à droite, vers les koubbas qu'on aperçoit
à flanc de coteau. Au pied de la dernière (le saint qu'on y vénère est
peut-être d'époque pré-islamique) s'étend un bassin de pierre qui servit
de fontaine aux ablutions pour les sanctuaires mérinides. La source miraculeuse
qui l'alimente fait l'objet d'un culte dont l'origine remonte sans doute
à des temps immémoriaux. Elle contient des anguilles sacrées et des tortues;
on dit aussi qu'au fond de la source vit un poisson fabuleux paré d'anneaux
d'or. Revenant sur ses pas. franchir l'enceinte qui ferme la nécropole
royale. On traverse d'abord une petite mosquée en ruine à trois travées
(à gauche une porte montre encore partiellement un revêtement de céramique
vernissée). Au fond à droite, un passage, près d'un minaret tronqué, donne
accès à la chambre funéraire d'Abou el Hassan. Au pied d'un
mur de pierre rose finement ciselée, on peut voir la tombe du sultan,
mort en 1351, et dernier souverain mérinide enterré ici (ses successeurs
se firent inhumer à Fès.). Tout près, un autre tombeau: celui de son épouse.
une chrétienne convertie à l'islam, dont l'épitaphe nous apprend qu'elle
répondait au nom charmant de " Soleil du Matin " (Chems ed Douha). Connue
aussi sous le nom de Lalla Chellah, la " Dame de Chellah " fait l'objet
d'un véritable culte, et règne sur tout l'enclos. Se diriger vers le minaret
qui domine la nécropole. On atteint une cour. pavée de mosaïque autour
d'un bassin rectangulaire vasques elle est encadrée de galeries sur lesquelles
s'ouvrent de petites cellules. L'édifice, assez ruiné, est une zaouïa;
dans cette maison de prières, des lecteurs du Coran assuraient aux hôtes
défunts de la nécropole le bénéfice de oraisons. La disposition des lieux
est assez analogue à celle d'une médersa. A droite on peut voir les restes
de l'oratoire avec son mihrab cerné d'un couloir semi-circulaire; il suffisait
jadis d'en faire sept fois le tour pour mériter le titre de hadj, normalement
réservé aux pèlerins de La Mecque. À gauche s'élève le charmant minaret
construit par Abou el Hassan où la pierre, le marbre et la faïence s'allient
à la patine des ans pour le plus joli effet; un nid de cigognes couronne
le lanternon décoré de zelliges.Revenir à l'entrée de la nécropole. Aussitôt
après la porte, tourner à droite et longer le mur jusqu'au pied du minaret.
A droite s'ouvre l'accès aux ruines romaines. |
Sélection d'Hôtels :
-
Hilton Rabat*****.
Souissi-Rabat, B.P.: 450 Souissi. Tel: 07-67.12.34.
Fax: 67.14.92 Recommandé.
-
Farh Samir*****.
Place Sidi Makhlouf. Tel: 07-73.21.17/18/19.
-
La Tour Hassan*****.
Avenue Abderrahman Annegai, 26. Tel: 07-73.38.15/16.
Recommandé.
-
Bélère****
A. Avenue MOulay Youssef, 33. Tel: 07-76.99.01. Recommandé.
-
Chellah****
A. Rue d'Ifni, 2. Tel: 07-76.54.54/76.40.52.
-
Les Oudayas***
A. Rue de Tobrouk, 4. Tel: 07-70.78.20/70.91.30. Recommandé.
-
Moussafir***
A. Rue Abderrahman El Ghafiki, 12-14. Tel: 07-77.49.01/77.34.26.
-
Shéhérazade***
A. Rue de Tunis, 21. Tel: 07-72.22.26/28. Recommandé.
-
Terminus**
*A. Avenue Mohammed V, 284. Tel: 07-76.06.16/76.08.95. Recommandé.
-
Yassmine***
A. Zankat Mariniyes et Angle Mekka. Tel: 07-72.20.18/51/57.
-
Balima***
B. Avenue Mohammed V. Tel: 07-70.77.55/70.86.25. Recommandé.
-
D'Orsay***
B. Avenue Moulay Youssef, 11. Tel: 07-76.13.19.
-
Luxor**
A. Rue Abel Moumen, 2-4. : Tel: 07-229.16/64.
-
Bouregreg**
A. Rue de Nador, 1. Tel: 07-72.41.10/73.40.02.
-
Gran Hôtel**
A. Rue Patrice Lumumba, 19. Tel: 07-72.72.85/86.
-
La Paix**
A. Rue de Ghazzah, 2. Tel: 07-73.20.31/72.29.26.
-
Royal Hôtel**
A. Rue Amman, 1. Tel: 07-72.11.71/72.
-
Splendid**
A. Rue Ghazzah, 24. Tel: 07-72.32.83.
-
Velleda**
B. Avenue Allal Ben Abdellah, 106. Tel: 07-76.95.31/32.
-
Capitol*
A. Avenue Allal Ben Abdellah, 34. Tel: 07-73.12.36/37.
-
Central*
A. Rue d'Al Basra, 2. Tel: 07-76.73.56.
-
Dahir*
A. Avenue Hassan II, 429. Tel: 07-72.20.96/73.30.73.
-
Dakar*
A. Rue de Dakar, 26. Tel: 07-72.16.71.
-
Gaulois*
A. Rue de Hims, 1. Tel: 07-72.30.22/73.05.73.
-
Majestic*
B. Avenue Hassan II, 121. Tel: 07-72.29.97.
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Restaurants :
Tous les restaurants de Rabat ferment à 22h00, de même que nombre de cafés!
- Dinarjat
6, rue Belgnaoui av. El Alou Médina Tel: 037.70.42.39 / 037.72.23.42
Restaurant gastronomique. Vous goûterez aux fastes de la vie marocaine dans une ambiance arabo-andalouse.
- Le Goëland (fermé le dimanche)
9, rue Moulay-Ali-Cherif Tel: 037.76.88.85
Magnifique carte, poissons et crustacés sont à l'honneur.
- Restaurant de la plage
plage Oudayah- Complexe Touristique de Rabat Tel: 037.70.75.86
Cadre soigné et belle terrasse surplombant la plage. Spécialités: poissons et langoustes.
- Le Vert galant
Quartier Agdal (très excentré), vers la place de l'Unesco Tel: 037.77.42.47
Très belle carte. Spécialités: viandes et produits de la mer.
- L'Entrecôte
Quartier Agdal, 74 av. Amir Fal Ould Oumeir Tel: 037.67.11.08 Fax:,37.77.13.62
Excellente cuisine internationale. Spécialités: viandes au feu de bois.
- La Mamma
6, rue de Tanta Tel: 037.70.73.29
Pizzeria très fréquentée au cadre agréable.
Carte :

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