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Guide Touristique du Maroc
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Le Guide Touristique de Marrakech



Marrakech a donné son nom au Maroc, si elle n'en est plus la capitale, si son prestige a connu bien des hauts et des bas depuis un millénaire, au gré des dynasties régnantes, la "perle du Sud" bénéficie toujours d'une situation géographique privilégiée.
La Médina dont l'enceinte fut construite en 1126-1127 remonte à la période almoravide. Lorsque cette dynastie succomba, en 1147, les monuments furent pour la plupart détruits. Sous les souverains Almohades (1147-1269), Marrakech connut une prospérité nouvelle et inégalée.
Dès 1147-1158, Abd le Mou'men fit élever, sur les ruines des fondations almoravides, la mosquée de la Koutoubia, dont l'incomparable minaret de 77 mètres, monument essentiel de l'architecture musulmane, est l'un des grands repères du paysage urbain et le symbole même de la cité.

Célèbre par la Place Jamâa El Fna, la ville phare des Almoravides est fondée vers 1070 et a pour objectif le contrôle des débouchés de l'Atlas tout proche. C'est de ce camp rudimentaire que partent les premières conquêtes militaires. Abou Bakr, le Chef des Almoravides, entreprend la construction d'une Kasbah surnommée "le château de pierres", à deux pas de l'actuelle Koutoubia.
Marrakech devient la capitale d'un vaste empire sous le règne de Youssef Ben Tachfine pour s'étendre, sous les Almohades, jusqu'à la frontière de la Lybie. Le premier souverain Almohade, Abdelmoumen, entreprend l'édification de la mosquée de la Koutoubia, que son petit-fils Yacoub El Mansour complétera d'un superbe minaret, encore visible aujourd'hui. Son fils Youssef fait creuser des réservoirs et construisit un vaste quartier administratif C'est l'apogée de Marrakech. Construite à la même époque que, "la Giralda," de Séville et la "Tour Hassan", de Rabat, la Koutoubia (XI ème siècle) est un authentique chef-d'oeuvre de l'art hispano-mauresque. Son minaret s'élance à près de 70 mètres.

Le soleil illumine Marrakech. Ses rayons éclairent le marbre rose des fontaines, envahissent les cours carrelées, font miroiter les magnifiques zelliges, réchauffent les couleurs turquoises, vertes, blanches des mosaïques, se perdent dans les stucs du Palais de la Bahia et du Dar Si Saïd, aujourd’hui musée renfermant la quintessence des arts marocains.
Vous êtes hors du temps. Au souk du cuivre peut être où, le visage marqué d’une sage concentration, avec une application ancestrale, les dinandiers martélent le métal. Ou encore dans le souk Laghzal consacré aux laines. A el Btana celui des peaux des moutons. Ou bien au souk Zarbia, à la criée, où tapis et caftans se vendent au plus offrant… Vous êtes ailleurs. Là où les senteurs de safran, cumin, poivre noir, gingembre, verveine, clous de girofle, fleurs d’oranger ravissent les narines. Vous êtes dans les souks de Marrakech.



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A visiter :
Les remparts

Edifiés au début du XIIème siècle, ces imposants remparts donnent une idée de l'importance historique de la ville. Longs de 19 km et flanqués de 202 tours, ces murs bâtis en pisé présentent, selon l'éclairage, d'admirables reflets rougeoyants. Neuf portes majestueuses permettent l'accès à la médina. Quelques unes d'entre elles, telles que Bab el Debbagh et Bab Agnaou, ont conservé leur architecture d'origine et valent le détour.
La place Jemaa el Fna

Cette place est la principale attraction tourisitique de Marrakech. Véritable "cour des miracles", elle est animée d'une vie intense où le misérable et le sublime se mêlent pour offrir un spectacle hallucinant. Badauds, musiciens, boutiquiers, danseurs, charmeurs de serpents, mendiants, guérisseurs... forment une foule hétéroclite et bigarée. A la nuit tombée, les gargotiers s'installent et la place se métamorphose alors en un vaste restaurant en plein air où l'on peut déguster pour un prix modique toutes les spécialités locales.
Les tombeaux saadiens

Découvert en 1917 puis restauré par le Service des Beaux-Arts, le mausolée abrite les corps d'une soixantaine de saadiens, dont el Mansour, ses successeurs et sa famille. L'édifice est composé de trois salles. La plus remarquable est la salle des douze colonnes où sont ensevelis Ahmed el Mansour, son fils et son petit-fils. Cette pièce centrale, avec ses colonnes de marbre d'Italie et sa coupole en bois de cèdre ouvragé, est un très bel exemple de l'art décoratif hispano-mauresque. A l'extérieur, se trouvent les tombes des soldats et serviteurs. Il est possible de se reposer dans le jardin de la nécropole, véritable hâvre de paix.
Médersa ben Youssef

La médersa ben Youssef est l'un des monuments les plus intéressants de la ville. Édifiée vers 1570 par les Saadiens, restaurée en 1960, cette école coranique est la plus vaste du Maghreb. Elle pouvait accueillir jusqu'à 900 étudiants répartis dans seulement 132 cellules! Fait inhabituel, ces chambres situées à l'étage possèdent des fenêtres donnant sur sept petites "courettes" intérieures. De plus, contrairement à la tradition architecturale arabo-andalouse, certaines de ses ouverture donnent sur la médina. La décoration est beaucoup plus classique et on ne manquera pas d'admirer les sculptures en bois de cèdre, zelliges et stucs qui ornent le monument.
Dar Si Said

Autres merveilles de cette ville à la couleur ocre : le musée de Dar Si Said renfermant la quintessence des arts marocains, et faisant scintiller les ornements en or et en marbre glanés par Ahmed El Mansour (1578-1603), le plus illustre des souverains Saadiens, la Medersa Ben Youssef, école coranique, établie en 1570 par Moulay Abdallah, véritable chef-d'oeuvre de l'architecture mérinide, le jardin de l'Agdal, construit au XII ème siècle, sous le règne d'Abdelmoumen; la Ménara, magnifique bassin bordé de fleurs...
Palais de la Bahia

Ce splendide palais fut commandé vers 1880 par Si Moussa et son fils Bou Ahmed, tous deux grands vizirs des souverains Moulay Hassan et Abdelaziz. Sa construction dura sept longues années. Agrandi au hasard des achats de terrain, le palais est une succession désordonnée de luxueux appartements secrets ouvrant sur des patios. L'ensemble fut construit de plein-pied afin de faciliter les déplacements du maître de maison gravement handicapé par son obésité. Aujourd'hui, seuls les appartement de la favorite, la salle du conseil et la grande cour d'honneur peuvent être visités.
Palais el Badi

Construit par Ahmed el Mansour à la fin du XVIème siècle, ce palais fut un temps considéré comme la merveille du monde musulman. Une mutitude d'ouvriers venus d'Europe participèrent aux travaux. Marbres d'Italie, onyx, mosaïques et revêtements de feuilles d'or ornaient les murs et les plafonds des 360 pièces. Malheureusement, un siècle plus tard, le bâtiment fut entièrement détruit par Moulay Ismaïl. Les matériaux récupérés furent utilisés pour embellir les palais impériaux de Meknès. Il ne subsiste aujourd'hui que les structures du palais. C'est dans ces ruines grandioses que se déroule le Festival annuel du Folklore Marocain.
Jardin Majorelle

Ce jardin enchanteur fut créé par le peintre français Jacques Majorelle qui s'y établit à partir de 1922. Racheté en 1962 par le couturier Yves Saint-Laurent, le jardin a été depuis entièrement réhabilité. Bougainvillés, cyprès, cocotiers, palmiers cactées, papyrus... créent un étonnant décor floral. L'ancienne villa bleu vif du peintre est devenue un petit musée d'art islamique où l'on peut admirer tapis et céramiques de différents villages du sud.
La Ménara

Depuis Bab el Jedid (ouest de la ville), la longue avenue Ménara conduit au jardin de la Ménara. Symbole de Marrakech au même titre que le minaret de la Koutoubia, cette oliveraie d'une centaine d'hectares est un lieu où il fait bon se promener. Le grand bassin creusé en son centre reflète un élégant pavillon saadien qui abritait les rendez-vous galants des sultans. Selon la légende, l'un d'eux avait coutume, dès les premières lueurs du jour, de jeter à l'eau sa compagne de la nuit.
La Palmeraie

Ce circuit de vingt kilomètres peut être l'occasion d'une agréable promenade en calèche. La palmeraie possède plus de cent mille arbres. Ceux-ci sont irrigués grâce aux "khettaras", un ingénieux système de canalisations souterraines datant du XIIème siècle. Il est dommage de constater l'emprise des promoteurs sur cet espace. Il y aura bientôt autant de maisons que de palmiers...
La Mosquée Koutoubia

Commencée en 1158 par le Sultan Abd El-Moumen et achevée par son petit-fils Abou Youssef El-Mansour(1184-1199). La deuxième plus grande mosqée du Maroc tire son nom des Koutoubiyne(les libraires) vendeurs de manuscrits qui aux XIIè et XIIIè siècles, y déposaient leurs éventaires. Elle est considérée comme etant le chef-d'oeuvre de l'architecture Almohade. La pureté et la perfection classique de ses lignes lui donne cette allure noble et simple à la fois, ainsi que la richesse de sa décoration intérieur, ont profondément marqué l'art religieux du maghreb. Son Minaret de grès servit de modèle à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat.Il culmine à 77 mètres et sert d'emblème et de point de repère dans toute la ville. Il est couronné de quatres boules de cuivres, pour certain, elles symbolisent les cinq piliers de l'Islam, pour d'autres le ciel, la terre et l'eau.