Travel in morocco
Guide Touristique du Maroc
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Laayoune, la Seguia El Hamra

Fondée par les Espagnols dans les années 1930, Laayoune, principal centre économique de la région, se développe à proximité de l’embouchure de la Seguia el Hamra. La ville est en pleine expansion grâce à l’aide du gouvernement qui accorde une attention particulière au développement de cette partie du Sahara et grâce au voisinage du gisement phosphatier de Boukrâa, à la proximité des Canaries. De la place centrale, bordée d’échoppes d’artisans bijoutiers, s’élèvent plusieurs bâtiments conçus dans un style moderne respectant l’architecture saharienne classique; alors que dans la partie basse de la ville, le vieux quartier, avec sa Cathédrale et son vieux Parador, témoigne du passé espagnol.

Les environs

Dakhla, Villa Cisneros

Fondée par les Espagnols en 1884 sous le nom de Villa Cisneros, qui devint plus tard une étape de l’Aéropostale, Dakhla, avec son port de pêche situé à l’embouchure de la magnifique lagune du Rio de Oro qui, avec sa quiétude et ses eaux turquoise où repose bon nombre d’oiseaux migrateurs, assure un bel avenir grâce aux richesses halieutiques de l’Atlantique sur cette côte. C’est aussi le paradis de la pêche, tous les amateurs de Surf-Casting y trouveront leur bonheur.

Sidi Ifni, l’éblouissante

La ville, édifiée sur un plateau rocheux, surplombe l’Atlantique d’une cinquantaine de mètres. Les Espagnols s’y installèrent au XVème siècle pour contrôler la route des Canaries. Chassés par les Sâadiens en 1524, ils s’y introduisirent de nouveau au XIVème siècle. Restituée au Maroc en 1969, la cité a gardé son style colonial espagnol des années 1930. Autour de la ville, les amateurs des grands espaces océaniques peuvent se promener sur de très belles falaises entrecoupées de plages encore intactes comme celle de Mirleft.

Tan-Tan, la Célèbre

C’était jusque dans les années 1960 le chef-lieu d’une province pauvre à vocation pastorale. Le port, créé récemment en 1977, représente actuellement l’un des principaux centres de pêche à la sardine du Royaume. A côté, une station balnéaire prend de l’exposition. La ville est célèbre depuis 1975, car elle fut le point de départ de la Marche verte. Des courses de chameaux ont lieu lors du moussem de Sidi Mohammed Laghdar en juin de chaque année, d’où l’affluence de plusieurs milliers de visiteurs, venant de partout observer de plus près ce formidable événement.

Guelmime, Porte Du Sahara

Ce fut, du Xème au XIXème siècle, un grand centre commercial en relation avec la Mauritanie, sur la route des caravanes en provenance des pays de l’Afrique noire, et plus particulièrement le Niger et le Sénégal. L’or, les épices, le tissu ainsi que les esclaves y transitaient à l’époque. On l’appelait "la ville des Hommes Bleus", car elle était autrefois côtoyée par de nombreux chameliers nomades du Sahara aux vêtements de couleur indigo. A une dizaine de kilomètres de la ville, a lieu chaque samedi, un souk de chameliers. Aussi, à 65 km de la ville, s’étend la célèbre "Plage blanche"; bordée de dunes de sable blanc, elle est incontestablement l’une des plus belles plages du Royaume.

Smara, Confrérie du Cheikh Maa El Aïnine

Se situant à 240 Km à l’est de Laâyoune, Smara fut édifiée par le Cheikh Maa el Aïnine en 1898. S’opposant à l’extension française en terre marocaine et mauritanienne, ce dernier manœuvra une farouche ténacité jusqu’en 1912, date à laquelle la ville fut incendiée par une colonne militaire française. Seul, à l’entrée de la ville, subsiste encore le site historique "Le Vieux Smara" qui renferme en particulier une salle de réception sous une coupole et une mosquée. Alors que la ville nouvelle, envahie de nombreuses garnisons, atteste d’un passé récent agité.

Tarfaya, Territoire des Hommes Bleus

Située aux environs du cap Juby, face aux Canaries, Tarfaya, l’ensablée aux maisons blondes, séduira les amateurs des maisons voluptueuses. Elle était aussi une escale importante de l’Aéropostale, Saint-Exupéry y écrivait Courrier Sud en 1928-1929, et les paysages l’inspirèrent pour le Petit Prince. La route traverse ensuite des étendues désertiques où le sable est omniprésent. C’est le cœur du territoire des "Hommes Bleus", mais aujourd’hui, leur mode de vie traditionnel est menacé, leurs troupeaux de chameaux sont réduits et, de plus en plus, contrairement à leurs prédécesseurs, les populations du désert s’immobilisent. Souvenir d’un temps passé, l’espagnol demeure ici une seconde langue encore vivace.