Les jardins de l’Agdal et de la Ménara furent crées vers 1156-1157 par les Almohades ; Ils comptent ainsi parmi les plus anciens jardins de Marrakech. Les sources historiques usent essentiellement deux termes avec celui de l‘Agdal désigne en fait un même objet : des jardins royaux jouxtant les palais et qui sont généralement divisés en enclos et dotés de remparts. Le terme Agdal a été exclusivement utilisé pour désigner ces jardins à partir du XVIIIème siècle. Pour exister l’Agdal devait disposer de ressources hydrauliques suffisantes .L’une des premières solutions adoptée fut l’exploitation des nappes souterraines, c’est ainsi que les premières Khettaras furent crées pendant le XIème siècle par les Almoravides. Des techniques plus élaborées ont été crées par les Almohades pour le captage d’eau des oueds de l’atlas ; l’aqueduc impérial dit « Tasoultant », dérivé depuis la ville d’Aghmat, en constitue un bel exemple. D’après ibn sahib al–salat, historien officiel de la dynastie Almohade se serait un certain Les bassins de l’Agdal et de la Ménara forment d’immenses réservoirs qui assurent l’irrigation des jardins et régularisent le flux des seguias , des khettaras et des précipitations atmosphériques . Ente autres Les jardins de l’Agdal et de la Ménara connurent depuis les Almohades à nos jours des périodes de déclin et de renaissance, leur modèle grâce à l’ampleur qu’a connut l’empire almohade a été diffusé en Andalousie mais il inspira également le puissant sultan alaouite Moulay Ismail pour la création de l’Agdal de Mekhnès vers 1674, et plus tard , le Visir Bahmad (XIXe-XXe siècles) qui créa son propre Agdal à Marrakech. |

