Cité cosmopolite, Essaouira, depuis sa fondation, ne ressemble à aucune autre cité du Royaume. Conseils de visite Bab Doukkala Au-delà de la porte, une place sert de scène aux musiciens et aux conteurs occasionnels. L’ancienne gare routière de la place a été reconvertie en salle d’exposition pour les artistes locaux. Aussi, près de cette porte, à l’extérieur des remparts, le Cimetière Européen témoigne du caractère cosmopolite de la ville au siècle dernier. Le Boulevard Mohammed V Artère principale de la ville, le Boulevard Mohammed V s'étend entre la plage de sable fin et les constructions modernes ; d’un côté et par la Place My Hassan, il conduit directement à la ville ancienne et de l’autre côté au port. La Skala de La Casbah
Ce puissant bastion crénelé et long de 300 mètres bâti sur les falaises, défendait la ville du côté de la mer. Ancien entrepôt de munition, la Sqala de la Casbah couvre aujourd'hui des casemates abritant quelques uns des ateliers de marqueterie qui ont fait la renommée de la ville. Les artisans se feront un plaisir de vous montrer leurs plus belles réalisations, taillées, pour la plupart dans du bois de Thuya. Il fait bon respirer l'odeur du bois de Thuya ! De la muraille, vue magnifique sur l'océan (derrière les canons) et la ville d’Essaouira. Le Marché du Poisson
Le port est l'un des lieux les plus animés de la ville, surtout quand les bateaux reviennent de la pêche. Les quais se transforment alors en une vaste foire où, au milieu des envolées blanches des mouettes qui leurs disputent les poissons, les pêcheurs s’occupent à repriser leurs filets écarlates. Au matin, on assiste à la vente à la criée des poissons et crustacés. Des barbecues sont improvisés pour les fruits de mer et les poissons grillés. Malgré une activité portuaire amoindrie, le port d'Essaouira demeure le troisième port sardinier du Royaume. Les Souks de La Médina
Dans cette partie de la ville, la plus vive, vous flânerez à votre fantaisie, guidé par les couleurs, les parfums et les sons. Des détours imprévus vous permettront de découvrir le petit coin caché ou telle pittoresque scène de rue. Quelle que soit l’heure de la journée, vous aurez du mal à vous créer un passage entre les charrettes débordantes de denrées, les paysans des alentours venus vendre leurs produits à la ville, les chalands Souiris en quête des fruits les moins chers ou des poissons les plus frais, ou encore les femmes majestueusement drapées dans leur haïk blanc, tenue traditionnelle qui de nos jours est rarement utilisée dans le reste du Maroc. Place Moulay Hassan
La rue Sidi Mohammed Ben Abdallah, qui traverse la ville de part en part, relie la Place Moulay El Hassan et ses agréables terrasses à l’ancien Mellah. Tout le long se rangent des ateliers d’ébénistes, des échoppes d’artisanat local, de tissus et de vêtements traditionnels, d’instruments de musique, de tapisseries, ou encore d’épices ou de fruits et légumes. Les commerces occupent le rez-de-chaussée de belles maisons bourgeoises. A côté, l’ancien Mellah, labyrinthe désempli désormais de ses habitants traditionnels (juifs pour la plupart), a subi malencontreusement les outrages du temps. Le Port d’Essaouira
Vers la fin du XVIIIème siècle, le port d’Essaouira assurait près de la moitié des échanges maritimes du Maroc avant qu’il n’y ait, un siècle plus tard , sous le protectorat, l’aménagement des ports de Casablanca et d’Agadir entraînant par là le ralentissement de l’activité commerciale. À l'inverse des autres ports du Royaume, tout le charme et l’intérêt de ce port historique se dévoilent dans le mariage des formes et des volumes imposants des bateaux de pêche, au milieu d’une foule qui évolue dans cet espace si encombré. Bastion Nord Depuis la terrasse du Bastion Nord, une vue féerique s’étale sur la cité et la Skala. Cette plate-forme d’artillerie de quelque 200 mètres de long, enclose de murailles crénelées, protégeait la cité des attaques venues de l’océan. Un passage cambré conduit au rez-de-chaussée où plus d’une centaine de casemates occupées par les meilleurs artisans marqueteurs du Maroc fait refuge. Porte de La Marine
La Porte de la Marine fut bâtie en 1796 (soit l'an 1184 de l'Hégire), au temps du règne de Sidi Mohammed Ben Abdallah sur la ville. Elle est composée de deux piliers et d'un fronton de style classique. On peut emprunter un escalier pour monter à la muraille et de là, bénéficier d'une vue imprenable sur l'océan, la médina et les îles purpuraires toutes proches. Cette porte donne accès au port. La Skala du Port
La construction du port a été décidée par Sidi Mohammed Ben Abdallah qui fit appel à l'architecte Théodore Cornut, un géomètre originaire d’Avignon, spécialisé dans la construction de fortifications militaires, ce dernier avait démoli en partie ce fort pour y construire une esplanade supportant une rangée de canons appelée "Skala". De là, on accède à une esplanade flanquée de canons (datant du XVIIIème et du XIXème siècles) pointés sur l'océan. Vue unique sur l'océan et la ville. L’édification de ce site avait pour objet d’abriter la ville contre les pirates de tous bords, car, de son histoire, Essaouira était fort convoitée depuis le VII ème siècle avant J.C. Le Musée Sidi Mohammed Ben Abdallah Le musée ethnographique de Sidi Mohammed Ben Abdallah est situé dans l'ancienne demeure d'un Pacha datant du XIXème siècle. Ce musée vous initiera à l'art régional dont il regroupe nombre d'objets : instruments de musique (anciens et contemporains) et surtout pièces musicales d'origine berbère ainsi que des objets rituels encensoirs ou encore des vêtements typiques pour les occasions et les cérémonies. Fruit des traditions artisanales des tribus de la région, l’étage du musée présente un bel ensemble de tapisseries. Le Mellah Installé au nord de la ville et contigu à la Casbah, ce quartier est resté pendant longtemps le domaine réservé des juifs souiris. Vers le XVIIIème siècle et sur demande du Sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah, de nombreuses familles de négociants juifs " Tujjar es Sultane " s’y étaient installées afin de promouvoir le commerce international. Aussi, ce dernier était peuplé d’artisans voués à la diversité de tous les métiers, de commerçants, marchands de légumes, de fruits, épiciers, colporteurs, rabbins de grand renom… Place Orson Welles En 1949, Orson Welles choisit le cadre grandiose des fortifications d'Essaouira pour tourner les extérieurs d'Othello, célèbre tragédie de William Shakespeare. Dans son ouvrage Orson Welles, André Bazin rapporte : " Welles invente à partir des pierres de Mogador, une architecture dramatique imaginaire, mais parée de tous les prestiges, de toutes beautés que peut seul posséder dans l'architecture vraie la pierre naturelle, patinée par des siècles de vent et de soleil ". Les environs Le Marabout Sidi Kaouki Situé à une dizaine de kilomètres de la ville d’Essaouira, Ce site attire de nombreux pèlerins qui, d’après la coutume se rendent toute l’année sur la sépulture de ce sain réputé pour guérir la stérilité des femmes (le moussem se tient en été, pendant le mois août). L’endroit offre au visiteur l’apparence d’un magnifique mirador dominant une infinie plage battue par les vents. C’est un coin très couru par les grands adeptes de la planche à voile. Les Iles Purpuraires Cet archipel composé de plusieurs îlots protège la baie des puissantes vagues de L’Océan Atlantique. Elles sont célèbres et doivent leur nom à la fabrique de pourpre qu’y avait installée le Roi de Juba II durant le premier siècle avant notre ère. L’île la plus grande abrite une prison désaffectée ainsi qu’une mosquée et quelques fortifications abandonnées. Aujourd’hui, les îles abritent une sorte de réserve naturelle où se réfugient de nombreuses espèces parmi lesquelles celle, très rare, des des faucons Eléonore qui viennent s’y reproduire entre le mois d’avril et le mois d’octobre, avant d’entreprendre un long voyage pour Madagascar. Ces derniers partagent l’île avec des centaines de mouettes et de goélands.
L’existence de la cité est attestée à partir du XI ème siècle. Les Portugais y établirent en 1481 un comptoir commercial à l’entrée du port, ce dernier aurait servi de relais sur la route maritime de Guinée afin d’échanger les produits marocains contre de l’or et des esclaves d’Afrique noire. Ensuite, ils s’emparèrent de la ville et y construisirent plusieurs édifications ainsi qu’une enceinte en bordure de mer avant d’être chassés par les Saadiens. Aujourd’hui, la ville de Safi est l’une des capitales marocaines de la poterie, un musée local lui est consacré, il est aménagé à l’emplacement d’une ancienne forteresse portugaise. |

Ville fortifiée à l’étonnante alliance d’architectures, un océan qui comble surfeurs et plongeurs, des criques sauvages, un soleil doux modéré par de légers alizés, un artisanat réputé dans tout le Maroc, une cuisine régionale exquise, un accueil d’une sincérité impressionnante… à Essaouira, l’ancienne Mogador, on trouve tout ce dont un voyageur peut rêver. Plus qu’à une visite méthodique, c’est à une longue balade qu’invite Essaouira, des remparts à la Sqala aux allées du souk et des esplanades ombragées aux galeries d’art de l’Avenue Oqba Ibn Nafîi. Avec les boutiques d’antiquaires et les ateliers d’ébénistes, autant de prétextes à des arrêts prolongés à la découverte de l’âme de la ville. De même, la cité a gardé des souvenirs peu communs du fait qu’elle a toujours drainé des artistes de grande renommée comme (Orson Welles, Jimmy Hendrix, ..) et dont le passage est resté éternel..






