Les Lieux de Casablanca à visiter
Place des Nations-Unies - Ici, sous les murs de la vieille médina, il n'y avait, au début du siècle, qu'un terrain vague où se tenait le souk. C'est très vite devenu le coeur de la cité moderne. Les grandes artères y convergent, groupant aux abords de la place les bazars multicolores (boulevard Houphouèt-Boigny), les palaces, banques, agences de voyages (avenue des FAR), les cinémas, brasseries et commerces de luxe (boulevard Mohammed V et rues adjacentes). Partir par le boulevard Mohammed V. puis prendre à droite la rue Moha Smiha, et par la rue de Strasbourg puis la route de Mediouna, gagner le yard Victor-Hugo (Sud-Est du plan). Après avoir longé le palais du roi, on atteint la nouvelle médina. Par la rue qui descend à gauche de la Mahakma du Pacha, on débouche sur la place de la mosquée Mohammed V où on laissera la voiture.

Nouvelle médina - Le développement rapide de Casablanca attira, de tout le pays. des milliers de gens en quête d'un emploi. Ils s'installèrent d'abord près de l'ancienne médina, puis autour de la ville, dans de misérables campements de fortune. Pour résorber ces bidonvilles, on éleva, en 1923, la nouvelle médina communément appelée quartier des habous, où, tout en respectant le style et les habitudes traditionnels, les architectes obéirent aux règles de l'urbanisme moderne. Les environs immédiats de la place de la Mosquée, et spécialement la partie de médina située au Nord-Est de celle-ci, offrent de pittoresques ruelles bordées d'arcades sous lesquelles tiennent boutique marchands d'étoffes et de souvenirs on verra le souk aux cuivres, où les artisans façonnent et polissent chaudrons, plateaux, théières et brûle-parfums une cour entière est réservée aux olives, la fameuse pâtisserie Bennis que rien ne distingue de l'extérieur si ce n'est l'enseigne, mais dont l'intérieur, recouvert de mosaïques, abrite mille et une gourmandises. Pousser jusqu'à la petite place Moulay-Youssef, où se dresse la seconde mosquée de la médina. L'ancienne Mahakma du Pacha, bel édifice terminé en 1952, abritait autrefois les séances du tribunal ainsi que les réceptions du pacha. C'est aujourd'hui le siège de la préfecture du Méchouar (l'une des huit préfectures du Grand Casablanca). La décoration de ses cours et de ses soixante-quatre salles fait appel à toutes les ressources de l'art marocain : plafonds en bois de cèdre sculpté, sculptures sur plâtre, carreaux de faïence, grilles de fer forgé. Belle vue des étages supérieurs sur leo jardin intérieur bordé d'arcades. Reprendre la voiture et quitter la place par la rue Iman el-Gastalani. Tourner àgauche dans le boulevard Victor-Hugo. Le parc lsesco (ex-parc Murdoch) est un joli jardin bien ombragé. Arrêter la voiture près du rond-point de l'Europe.

Un musée pour le judaïsme marocain Il est en cours d'aménagement, depuis 1998, dans un ancien orphelinat situé dans le quartier de l'Oasis. Ses buts ? Recueillir et montrer au public tous objets de la vie quotidienne, bijoux, objets de culte, vêtements, mobiliers, tableaux et photographies témoignant de la présence juive au Maroc, souvent dispersés, Il s'agit de retracer la vie de cette communauté, partie intégrante de l'histoire et de la culture du Maroc, en particulier dans les lieux de longue tradition urbaine comme Fès ou Tetouan. Si la communauté juive marocaine a aujourd'hui perdu de son importance quantitative, il n'en reste pas moins que son héritage culturel est aujourd'hui de plus en plus revendiqué par les Marocains, et que nombre de Juifs originaires du Maroc y reviennent à la recherche de leurs racines familiales, Deux documents parus récemment vous aideront à vous familiariser ave c l'histoire et les traits originaux de la civilisation juive marocaine un livre, Deux mille ans de vie juive au Maroc, par Haïm Zefrani aux éditions EDDIF, ainsi qu'un CD-Rom intitulé Les Juifs du Maroc, édité par le Département d'histoire de l'université de Québec-Montréal, e-mail cohenyolande@uqam.ca. Musée Juif marocain 51. rue Abou Dhabi, Tél : O2 2 99 49 40
Église N.-D.-de-Lourdes - Cette église moderne, haut vaisseau de béton a été achevée en 1956 sur les plans de M. Dangleterre. L'intérieur mérite vu pour la coloration de ses verrières, dues à Gabriel Loire, maître verrier à Chartres, contrastant avec le revêtement de bois du choeur. En effet, outre les longues baies qui éclairent latéralement la nef principale, les murs des bas-côtés sont entièrement formés de panneaux de vitrail : sur fond " tapis marocain" sont illustrés, à gauche, le dogme de l'Immaculée Conception et les apparitions de Lourdes, à droite, les autres apparitions de la Vierge. Descendre l'avenue de Mers-Sultan jusqu 'au rond-point et prendre à gauche le, levard A.-Reitzer, traverser l'avenue Hassan II et prendre le boulevard Youssef.
Parc de la Ligue arabe - Vous prendrez plaisir à flâner, à l'écart de l'agitation de la ville, dans cette magnifique promenade aux frais ombrages, plus grand espace vert de Casablanca. Dans la rue d'Alger. sur la droite, s'élève l'ancienne cathédrale du Sacré-Coeur, superbe morceau d'architecture des années 30, malheureusement laissée plus ou moins à l'abandon. Laissant la voiture, prenez le temps de parcourir à pied les rues d'Alger et Curie (à l'intérieur du parc), ainsi que le boulevard Brahim Roudani qui lui fait suite, où de nombreuses galeries d'art, ainsi que de belles villas art déco nent l'attention.
Musée de la Villa des Arts - Installée dans une jolie villa des années 30. presque à l'angle des boulevards Roudani et Zerktouni, la Villa des arts présente par roulement une soixantaine d'oeuvres contemporaines parmi les quelques 800 rassemblées fondation culturelle de l'ONA, ce qui en fait la première ébauche du musée marocain d'art moderne et contemporain tant attendu par les créateurs. La visite permettra de se familiariser avec les principales personnalités de la peinture marocaine et de découvrir des tableaux des deux pionniers de la peinture moderne, Ahmed Cherkaoui Gharbaoui, ainsi que de certains de leurs successeurs, tels que Mohammed Kacint Belkahia et, surtout, Mohammed Serghini, abondamment représenté. Un centre de documentation, un auditorium et une agréable cafétéria ajoutent au charme de ce lieu, qui affiche l'ambition d'être un point de rencontre entre les artistes et le public. Reprendre la voiture. Tourner à droite et rejoindre l'avenue Hassan II, belle artère qui descend vers la place Mohammed V où l'on garera la voiture.
Place Mohammed V - Elle groupe les bâtiments des principaux services administratifs, en un bel ensemble d'architecture musulmane moderne inspirée des traditions nationales. À l'Ouest, une fontaine monumentale a été édifiée en 1976 : à certaines heures, on peut y admirer les jeux d'eau lumineux accompagnés de musiques arabe, européenne ou asiatique. De l'autre côté de l'avenue Hassan II, la partie Est de la place est aménagée en un jardin public que bordent le très harmonieux palais de justice et la Préfecture. Entre ces deux bâtiments, la statue du maréchal Lyautey a trouvé refuge derrière les grilles du consulat de France c'est une oeuvre de François Cogné, le sculpteur du Clemenceau des Champs-Élysées à Paris.
Préfecture - Cet édifice, qui se signale de loin par sa tour haute de 50 m, abrite la Wilaya du Grand Casablanca. Il fut construit dans les années 30 et inauguré conjointement par le sultan Mohammed Ben Youssef et le président de la République française Albert Lebrun. A l'intérieur du bâtiment, agrémenté d'un jardin tropical, on peut voir, encadrant le double escalier d'honneur, deux peintures monumentales de Jacques Majorelle (voir à Marrakech) représentant Le Moussem et L'Haouache. Reprenant la voiture, continuer de suivre l'avenue Hassan Il qui descend vers le quartier animé de la place des Nations-Unies.

 

 

 

Mosquée Hassan II - Le boulevard Sour-Jdid ou le boulevard Sidi-Mohammed Ben-Abdellah qui longe la corniche conduisent à la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque (un passage souterrain permet d'accéder aux parkings). Ce chef-d'oeuvre architectural, symbole d'un islam ouvert sur le monde et sur la science selon le voeu de Hassan II, a été construit en partie sur l'eau, à la pointe extrême du Maghreb. Conçu par l'architecte français Michel Pinseau (1924-1999), l'édifice religieux comporte au rez-de-chaussée une salle de prières rectangulaire d'une parfaite symétrie. Soutenue par soixante-dix-huit piliers où le granit, le marbre et l'onyx entremêlent leurs reflets, cette salle coiffée d'une toiture recouverte de tuiles vert émeraude - couleur symbole de la plénitude spirituelle en terre d'islam - est susceptible d'accueillir 20000 fidèles à l'intérieur, et 80000 sur l'esplanade qui la prolonge. Encastré dans l'axe de la façade Sud, le minaret, rehaussé d'un jamour équipé d'un rayon laser d'une portée de 30 km matérialisant la Qibla (direction de La Mecque), culmine à 200 m au-dessus de la mer, Outre la mosquée proprement dite, cet ensemble cultuel et culturel, construit selon des normes antisismiques et financé en partie par le peuple marocain dans le cadre d'une souscription nationale, comporte une médersa, une bibliothèque, un musée national et d'immenses salles de conférences. L'ensemble, superbement décoré des artisans venus de tout le Maroc, mérite l'admiration : fresques et zelliges aux motifs géométriques, bois peint et sculpté, stucs aux dessins inextricables, arabesques aux motifs dessinés ou calligraphiés, couleurs lumineuses, tout témoigne du talent et de l'esprit novateur des artistes marocains. Reprendre la voiture. Continuer à longer l'Océan, laisser à droite le phare et la pointe rocheuse d'El-Hank: la belle plage est bordée de nombreux établissements de bains et de tout un chapelet de piscines.
Âïn-Diab - La station balnéaire d'Âïn-Diab, dont la pointe offre une jolie vue sur l'Océan et la côte, possède une plage de sable fin aménagée. Autour d'elle, villas, hôtels, restaurants, cabarets et dancings sont le rendez-vous des Casablancais. On pourra pousser le long de la côte, à 3 km, jusqu'au marabout très fréquenté de Sidi-Abd-er-Rahmane, sanctuaire vénéré, bâti sur un rocher accessible seulement à marée basse. Anfa - Sur la route du retour, Anfa est un élégant quartier residentiel construit sur une colline dominant toute la ville. On appréciera les grandes avenues fleuries, les parcs verdoyants et surtout les splendides villas dont la variété illustre l'évolution des conceptions architecturales des années 30 à nos jours. En janvier 1943, deux mois après le débarquement anglo-américain sur les côtes d'Afrique du Nord, Anfa vit se dérouler - entre le président Roosevelt et Winston Churchill - la conférence de Casablanca, au cours de laquelle la date du débarquement allié sur les côtes françaises fut fixée au printemps 1944. À cette occasion fut aménagée la difficile rencontre entre les généraux de Gaulle et Giraud. C'est aussi à Anfa que Roosevelt reçut secrètement le sultan Mohammed V pour s'entretenir avec lui de l'avenir du Maroc. Contournant l'hippodrome. on reviendra à la place des Nations-Unies.
Ancienne médina - Partir de la place des Nations-Unies et suivre à pied l'itinéraire indiqué sur le plan. Offrant un contraste saisissant avec les artères modernes que vous avez parcourues jusqu'ici, elle vous donnera, si vous ne pouvez visiter les médinas des grandes cités de l'intérieur du Maroc, un aperçu de ce qu'était une ville musulmane dans les siècles passés. Entrant par la rue Chakib-Arsalane, vous parcourrez un labyrinthe de ruelles grouillantes de monde, bordées d'échoppes de commerçants et d'artisans. On passe devant la jemaa ech Chleuh. Revenant vers le Sud par le boulevard Tahar-el-Alaoui qui longe les vieux remparts, remarquez, à droite, l'amusant alignement des boutiques de barbiers. Puis, franchissant la muraille par la porte de Marrakech, vous prendrez aussitôt à droite la rue Dar-el-Toubib. Cette rue s'enfonce dans le mellah bordée de boutiques de bouchers, elle est l'une des plus vivantes et des plus curieuses de cet ancien quartier juif. A son extrémité suivez la rue des Synagogues puis tournez à gauche dans la rue Jemaa-es-Sou qui ramènera à la place des Nations-Unies.
Le Port - Les conditions naturelles n'étaient guère, ici, favorables à la réalisation d'un grand port. et les travaux commencés en 1907 étaient notoirement insuffisant. Tout était à faire lorsque Lyautey débarqua à Casablanca. L'obstination du résiden général vint à bout de difficultés qui pouvaient paraître insurmontables (la houle emporta à plusieurs reprises les ouvrages en construction) comme de l'avis des experts. Dès 1930, avec un trafic de 3 millions de tonnes, le port était connu dans le monde entier, et son tonnage n'a fait que s'amplifier depuis lors. Premier port phosphatier du monde, il est également très actif, à l'exportation, dans le secteur des agrumes et des primeurs, tandis que les principales importations concernent les hydrocarbures, les céréales et les produits sidérurgiques et chimiques. En outre plus de 50000 passagers y débarquent ou embarquent chaque année. Au deuxième rang des ports du Maghreb. il semble appelé à un avenir plus brillant encore, puisqu'on a déjà entrepris de doubler la surface de ses installations, en aménageant notamment un nouveau terminal à conteneurs dans l'avant-port.